Si aujourd’hui vous êtes habitué au vidéoprojecteur, avant, projeter du contenu nécessitait un matériel adapté et spécifique. Alors aujourd’hui, nous avons envie de faire une petit retour dans le temps et de constater l’évolution de ces appareils. Pour certains, cela rappellera des souvenirs, et pour d’autres, un peu d’histoire ça ne fait pas de mal !

 

Les origines ?

Les jeux de lumières, les prismes, les miroirs magiques, les microscopes, et même le Fantascope sont des facteurs qui ont permis l’évolution des technologies de projection.

Depuis 1550 et Nostradamus, la science s’est intéressée à la projection des images et c’est ce qui a permis de créer les prémices de ce que nous connaissons aujourd’hui.

 

Les premiers projecteurs.

Même si la projection s’est développée depuis 1550, les projecteurs eux n’ont vu le jour que bien plus tard. A l’époque, la projection ne nécessitait pas de matériel bien spécifique puisqu’elle était surtout effectuée avec des lanternes.

Le premier projecteur fut créé par Eugen Bauer en 1907, il a donc 109 ans ! Destiné aux films de format 35mm et équipé d’un entrainement à croix de malte, d’une manivelle et d’une lampe à lumière froide, c’était une invention spectaculaire pour l’époque ! Le deuxième voit le jour seulement 3 ans plus tard. En 1910, il est désormais doté d’un entraînement électrique, d’une lampe à arc avec électrodes de charbon et de tambours clos anti-incendie. Une véritable évolution par rapport à son petit frère en matière de maniabilité et de sécurité !

D’abord en laiton, ils sont rapidement remplacer par de l’acier (juste avant la première Guerre Mondiale). Et dès 1919, Bauer commercialise son projecteur M5. Et dès 1925, la firme Bosch sort un projecteur, et un seul opérateur suffit donc à manipuler deux projecteurs en continu. Et c’est le début d’une longue évolution des projecteurs.

A lire également :   DisplayShift : un système de coulisse murale universelle pour moniteur chez Kindermann

On passe du cinématographe au projecteur à pellicule, pour finir par les projecteurs que l’on connait. Et ça c’est bien sûr sans compter les rétroprojecteurs dédiés à une autre application que celle du cinéma.

1bauer m5 5 4

 

Les rétroprojecteurs.

Ils ont vu le jour un peu avant les projecteurs, à savoir au 19ème siècle. Certains accessoires peuvent se placer sur les projecteurs de l’époque pour dévier le rayon lumineux verticalement avant de le renvoyer à l’horizontal vers un écran. Vient ensuite l’épiscope (1921) un appareil qui permet de projeter l’image de documents opaques.

En 1935, un autre type d’appareil voit le jour : l’appareil de projection d’écriture, dans le but de mettre fin aux tableaux à craies. Et nous arrivons tout doucement à ce que nous avons connu à l’école : l’omniscope.

Muni d’une lampe à miroir dont la lumière est dirigée à la verticale vers un condensateur, et d’une plaque de verre sur laquelle on pose le « transparent » de rétroprojection, il a été créé dans les années 60. Mais ils sont progressivement remplacés par des écrans plats ou des vidéoprojecteurs. C’est vrai que préparer un transparent pour chaque sujet sans compter la taille imposante de ces appareils ne permettaient pas une flexibilité accrue.

A lire également :   MuxLab 500777-RX : une nouvelle plaque de réception HDMI & KVM sur IP

Si vous souhaitez décortiquer davantage l’évolution de la projection et de la rétroprojection par chronologie c’est par >> ici <<

3

 

Et aujourd’hui ?

Vous le savez certainement, les vidéoprojecteurs ont continué d’évoluer, et font l’objet de mises à jour quasi permanente en fonction des nouvelles technologies qui sont créées (4K, 3D, etc.). Mais et les rétroprojecteurs dans tout ça ? Et bien en tant que tel, ils n’existent plus vraiment, on trouve à la place des visualiseurs, des appareils beaucoup moins encombrant et qui permettent de « rétroprojeter » des contenus provenant de livres ou de documents physiques.

Mais pourquoi conserver vidéoprojecteurs ET visualiseur me direz-vous ?

Et bien tout simplement parce que ces deux appareils se complètent. Là ou le vidéoprojecteur ne permet de projeter que du contenu numérique, le visualiseur quant à lui permet de projeter du contenu physique (qu’il n’a pas été possible de numériser, ou qui n’est pas encore numérisé).

Christie-GS-Series visualiseur_hdmi_qview_qd3900_qomo_2

 

Christie, Optoma, Kindermann, etc. sont des fabricant de vidéoprojecteur assez connu, mais connaissez vous un fabricant de visualiseur ? Allez on vous donne la réponse : Qomo.

 

Et vous, quels sont les plus anciens rétroprojecteurs et vidéoprojecteurs que vous ayez connu ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.