Notre partenaire Cinenow a retracé l’historique de la 3D et du cinéma en relief de la naissance dans les années 30 jusqu’à aujourd’hui. Nous republions donc ici ce dossier dans son intégralité qui vous apportera quelques éclairages sur ce phénomène moderne qui n’est peut-être pas si nouveau…

Comprendre la 3D : la 3D une histoire à rebondissements

1-Le cinéma en relief : est-ce vraiment nouveau ?

Depuis la sortie en Décembre 2009 du film de science fiction « Avatar » de James Cameron en 3D sur les écrans de cinéma, l’intérêt du public pour les films en relief ne se dément plus. Cet engouement est tel que la machine hollywoodienne a accéléré le rythme de ses sorties en 3D. Ce n’est pas moins de 24 titres en relief qui ont été projetés sur les écrans de notre hexagone en 2010 attirant ainsi plus de 33 millions de spectateurs. Or, la technique n’est pas nouvelle. Le principe de l’image en relief grâce au procédé stéréoscopique est connu et exploité depuis fort longtemps.

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 Dès 1935 les pères du cinéma, que sont les frères Lumière, ont développé un procédé reposant sur le principe de filtres colorés (anaglyphes) alors qu’ils travaillaient à la mise au point d’un film couleur. En fait bien avant eux des réalisateurs se sont lancés dans la reproduction de cette réalité virtuelle avec plus ou moins de succès. Le cinéma en relief a connu différentes périodes, parfois fastueuses, pour retomber à chaque fois dans l’oubli. C’est pour cette raison qu’auprès des très jeunes générations il peut apparaître aujourd’hui comme une grande nouveauté. La 3D, grâce aux travaux d’une équipe de chercheurs français, commence à gagner nos PC ainsi que nos iPhone et nos iPad.

2-Quand fut projeté le premier film en relief ?

La première démonstration d’un film tourné en relief eut lieu le matin du Mercredi 10 Juin 1915 au cinéma Astor Theater de New York. Elle fut réalisée par Edwin Porter du studio Famous Players avec la projection de différentes scènes permettant d’apprécier l’effet de relief. Il y eut aussi un extrait de son film « Jim the penman » filmé en 3D. La dernière bobine était une séquence tournée aux chutes du Niagara. Mais du coup l’histoire du cinéma, écrite parfois un peu à la hâte, a retenu de ce qui n’était qu’une démonstration, que la première séance publique payante d’un film projeté en 3D était le film Jim the penman.

Jim the Penman

Quoiqu’il en soit, la technique utilisée à l’époque était celle des anaglyphes qui obligeait les spectateurs à porter des lunettes avec des filtres colorés : filtre rouge pour l’œil gauche, filtre bleu pour l’œil droit. Le premier film 3D au monde qui fut projeté publiquement lors d’une séance payante serait un court métrage (1 bobine) réalisé par William van Doren Kelley,Movies of the future, projeté le 24 Décembre 1922 au cinéma Rialto de New York. A cette époque, la technique n’est pas encore très au point. Puis dans les années trente arrive la couleur qui oblige à abandonner la technique des anaglyphes pour le cinéma en relief. On passe donc en 1936 aux lunettes avec filtres polarisants qui permettent la restitution des couleurs. Mais la technique est toujours aussi lourde et surtout coûteuse : deux projecteurs travaillant en simultané et le double de pellicule. La seconde guerre mondiale projeta dans l’ombre de l’oubli toutes ces belles inventions.

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Les années 1950 et la 3D : le grand retour

Il faut attendre les années 1950 pour assister à la renaissance du cinéma en relief. On qualifie volontiers cette période de l’âge d’or du cinéma en relief avec la sortie notamment en 1952 du film Bwana Devil. Il s’agissait à cette époque de ramener les spectateurs américains dans les salles de cinéma qui commençaient à être désertées en raison de la concurrence faite par la télévision. Le cinéma en relief semblait être la bonne solution et nombre de films furent ainsi tournés en stéréoscopie. Ce fut là l’occasion d’ajouter au son une nouvelle dimension : on passe à la stéréo.

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1954, avec Hitchcock le thriller pénètre dans la troisième dimension pour Un crime presque parfait.Le film 3D emblématique de cette période est probablement le thriller d’Alfred Hitchcock Le crime était presque parfait (Dial M for murder) tourné en 1954. Conçu pour être projeté avec deux projecteurs (double bobine) et lunettes polarisées, ce film fut essentiellement exploité en 2D en raison d’une baisse d’intérêt notable pour le cinéma en relief. La raison : les effets spectaculaires se sont banalisés et bien souvent n’apportent pas grand-chose à l’histoire. Mais il y a une autre raison de « taille » : c’est l’arrivée du cinémascope en 1953 avec en lever de rideau le film La Tunique d’Henry Koster produit par la 20th Century Fox. La mode est aux péplums.

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